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Évolution du powertrain dans les 15 ans à venir, hybridation, électrification ?

Applications et innovations marché

Quelle motorisation dans nos autos en 2040 ?

Avec la remise en cause du Diesel et la montée en force de l’électrique, l’industrie automobile vit une révolution. Mais est-ce pour autant la fin du moteur thermique ? Rien n’est moins sûr ! Deux ingénieurs d’EFI Automotive nous confient leur vision de l’automobile en 2040.

 

Depuis quelques temps, les constructeurs automobiles accompagnent systématiquement la présentation de leur nouveaux modèles d’une version électrique. « L’engouement pour cette motorisation s’explique d’une part, par l’amélioration de la technologie avec des véhicules électriques qui proposent plus d’autonomie et dont les coûts de revient sont en baisse, et d’autre part, par la réglementation de plus en plus sévère pour les moteurs thermiques » explique Olivier Brunel, E-mobility & Strategic development Market Manager. En effet, les normes Euro, qui limitent depuis les années 90 les émissions polluantes des moteurs thermiques, pourraient connaître une version 7 et l’Union Européenne a décidé fin 2018, d’imposer aux constructeurs une limitation des émissions de CO2 lors des cycles d’utilisation dès 2020 avec de fortes amendes par voiture produite à la clef en cas de non-respect.

 

Les technologies thermiques et électriques vont cohabiter

« Pour autant, si la part du Diesel est amenée à baisser, à court et moyen terme le moteur thermique lui, ne va pas disparaître » poursuit Olivier Brunel, « thermique et électrique vont cohabiter, notamment avec le développement des véhicules hybrides, car si nous raisonnons au niveau mondial, on estime qu’en 2030 il se vendra environ 45 % de voitures thermiques, 35 % d’hybrides et 20 % de tout-électriques. » Des chiffres sur lesquels les industriels s’appuient mais qui sont plus une tendance que des prévisions. « Il reste en effet de nombreuses inconnues » souligne Philippe Grébert, Product Line Manager, « notamment sur le temps que prendra la transition, sur l’évolution de la demande mondiale, notamment dans les pays en voie de développement, ou encore sur les conséquences de la consommation électrique si près d’un tiers des voitures vendues étaient électriques. » 

 

EFI Automotive a anticipé la transition énergétique

Néanmoins, même si ces contours restent flous, cette transition vers l’électrification est une réalité. Pour Philippe Grébert, Product line manager, « le basculement a déjà eu lieu dans les bureaux d’études des constructeurs automobile, la majorité des projets sur lesquels nous travaillons concernent des motorisations électriques ou hybrides. » EFI Automotive, a en effet été l’un des premiers à anticiper cette mutation. « Le groupe a commencé à travailler sur des capteurs pour véhicules électriques depuis une dizaine d’années » poursuit le chef de produit, « nous proposons aujourd’hui une gamme complète à même de répondre aux attentes de nos clients et parfois même, on les anticipe, comme à travers le projet de capteur-roulement inédit élaboré avec NTN SNR » précise-t-il.  Aujourd’hui comme hier, EFI Automotive poursuit sa politique d’innovation qui a fait son succès. Les 300 ingénieurs de son département Recherche et développement travaillent actuellement sur les solutions de demain, principalement autour des moteurs électriques. Sans dévoiler de secrets industriels, Olivier Brunel évoque un projet de capteur de courant qui permettrait de contrôler l’utilisation des actionneurs, de la pompe électrique ou encore la charge de la batterie. « Nous sommes en phase d’évaluation de cette nouvelle technologie » précise Olivier Brunel, « nous la proposerons à nos clients si nous sommes convaincus qu’elle sera acceptée par les marchés et qu’elle apportera de la valeur à nos clients. »