Sécurité : EFI AUTOMOTIVE, expert en sûreté de fonctionnement

Sécurité : EFI AUTOMOTIVE, expert en sûreté de fonctionnement

Stéphanie Daussin est en charge de la Sécurité Fonctionnelle, du Management du Référentiel au niveau système et de la mise en œuvre des formations dans le groupe. Elle nous éclaire sur la mise en œuvre de la sécurité des produits. Cela concerne essentiellement la sécurité fonctionnelle des produits électriques et/ou électroniques embarqués dans l’automobile mais pas seulement. Pour elle et pour EFI Automotive, la sécurité est l’affaire de tous !

Au-delà d’un enjeu commercial, la sécurité des produits est avant tout un enjeu de santé publique et le milieu de l’automobile n’échappe pas à cette règle. C’est pourquoi la mise en œuvre des exigences de sécurité fonctionnelle permet de fiabiliser les développements et les productions de systèmes ayant un impact sur la sécurité des véhicules. C’est à ces fins que la norme ISO26262 a été créée en 2011 et qu’un chapitre spécifique a été ajouté dans le référentiel de management de la qualité automobile, IATF16949 version 2016. C’est donc tout naturellement que le management de la sécurité fonctionnelle est devenu un enjeu stratégique pour EFI Automotive.

La norme ISO26262 sur la sécurité fonctionnelle, qui s’applique depuis toujours aux systèmes électriques et/ou électroniques des véhicules inférieurs à 3,5T, a évoluée fin 2018 pour élargir son domaine d’application à tous les véhicules motorisés. Par conséquent, les bus, les camions, et les motos sont désormais inclus dans son champ d’application. Mais au-delà de ce standard, le management de la sécurité fonctionnelle s’appuie également sur l’application des exigences de management de la qualité (IATF16949) et notamment pour les fonctions ou systèmes qui ne sont pas couverts par l’ISO26262. C’est pourquoi avec ou sans exigence ISO26262 nos capteurs contribuent à rendre les véhicules plus sûrs.

Le risque zéro n’existe pas, mais l’application des exigences normatives doivent le rendre “acceptable”

Par définition, le risque zéro n’existe pas. En revanche, grâce à une approche structurée s’appliquant à tous les niveaux de l’entreprise, au respect des standards (de conception, de développement, de production, de management de la qualité) et des états de l’art, les fabricants s’obligent à minimiser ce risque pour le faire tendre vers une valeur qui reste “acceptable” pour les utilisateurs. C’est pourquoi l’application de règles strictes, de méthodes éprouvées et d’analyses est fondamentale. “Par l’analyse du cycle de vie du produit, par le choix des concepts, des matériaux et des différents modes de diagnostics qui sont mis en place au niveau des systèmes, nous faisons en sorte de limiter ces risques” explique Stéphanie. Une défaillance qui est détectée est une défaillance dont l’effet pourra être réduit à défaut de pouvoir être supprimé. Un système pourra par exemple envoyer un message d’alerte au conducteur afin d’éviter un accident aux conséquences qui auraient été potentiellement plus graves. C’est le principe des radars de recul : ils indiquent par un signal sonore qu’on approche de la zone à risque avant que le danger soit effectif. La mise en place de ces protocoles ou dispositifs fait alors l’objet d’un travail collaboratif entre équipementiers et constructeurs.

Tous les systèmes sécuritaires ne possèdent pas le même niveau de risque. De fait, dans l’ISO26262, on va analyser les situations de vie d’un véhicule et identifier leurs effets afin de les évaluer suivant trois critères (sévérité, probabilité d’exposition et contrôlabilité). Le résultat de cette combinaison nous permet alors d’associer à chaque objectif de sécurité son niveau de risque (niveau d’ASIL) et par conséquent le nombre d’exigences normatives à respecter ainsi que le niveau de fiabilité requis pour le produit. Nous adapterons alors l’échelle de réponse en fonction du risque.

Pour EFI Automotive, il existe aujourd’hui différents produits devant répondre à ces nouvelles exigences. Des capteurs de vitesse vilebrequin, de position pédale de frein au capteur de position inductif pour moteur électrique, ils sont déjà tous en production. Mais loin de rester sur ses acquis, l’entreprise se diversifie en développant de nouveaux produits mécatroniques qui intégreront demain du Hardware et du software au profit de systèmes tel que les actionneurs intelligents. « Client ou fournisseur, la sécurité est l’affaire de tous » nous déclare Stéphanie !

L’accroissement de la part de l’électronique ne nuit pas à la fiabilité des véhicules

L’intégration d’une part de plus en plus importante de systèmes électroniques dans les véhicules permet d’améliorer leur sécurité, leur confort ou leurs performances. Au début des années 2000, l’augmentation du nombre de ces systèmes et la mise en œuvre de nouvelles technologies ont fait augmenter le nombre de pannes liées à l’électronique.
Mais aujourd’hui, l’évolution de nos connaissances, l’application des états de l’art et la création puis la mise en œuvre des nouveaux standards tels que l’ISO26262 permettent d’améliorer la fiabilité des véhicules.

EFI Automotive, par sa présence sur le marché automobile auprès des constructeurs et des systémiers, contribue donc avec ses solutions techniques et son expertise à rendre les véhicules plus fiables.

Un nouveau standard en cours d’élaboration pour les véhicules autonomes

La norme ISO26262 se focalise aujourd’hui sur les défaillances fonctionnelles des systèmes électriques et/ou électroniques mais avec l’arrivée des véhicules autonomes et les nouvelles contraintes qui lui sont rattachées, de nouvelles règles de conception de vérification et de validation voient le jour.
L’apparition de nouvelles fonctions telles que les systèmes de freinage d’urgence et les systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS) conduisent à des analyses de risques liés à l’insuffisance des fonctions prévues ou la mauvaise utilisation par des personnes (risque raisonnablement prévisible). C’est pourquoi ces nouvelles exigences seront désormais traitées dans un nouveau référentiel ISO21448 : Road vehicles- Safety Of The Intended Functionality (SOTIF).

Stéphanie Daussin
Group Quality Leader, Safety Specialist

Le risque zéro n’existe pas, mais l’application des exigences normatives doivent le rendre “acceptable”

Évolution du powertrain dans les 15 ans à venir, hybridation, électrification ?

Évolution du powertrain dans les 15 ans à venir, hybridation, électrification ?

Applications et innovations marché

Quelle motorisation dans nos autos en 2040 ?

Avec la remise en cause du Diesel et la montée en force de l’électrique, l’industrie automobile vit une révolution. Mais est-ce pour autant la fin du moteur thermique ? Rien n’est moins sûr ! Deux ingénieurs d’EFI Automotive nous confient leur vision de l’automobile en 2040.

 

Depuis quelques temps, les constructeurs automobiles accompagnent systématiquement la présentation de leur nouveaux modèles d’une version électrique. « L’engouement pour cette motorisation s’explique d’une part, par l’amélioration de la technologie avec des véhicules électriques qui proposent plus d’autonomie et dont les coûts de revient sont en baisse, et d’autre part, par la réglementation de plus en plus sévère pour les moteurs thermiques » explique Olivier Brunel, E-mobility & Strategic development Market Manager. En effet, les normes Euro, qui limitent depuis les années 90 les émissions polluantes des moteurs thermiques, pourraient connaître une version 7 et l’Union Européenne a décidé fin 2018, d’imposer aux constructeurs une limitation des émissions de CO2 lors des cycles d’utilisation dès 2020 avec de fortes amendes par voiture produite à la clef en cas de non-respect.

 

Les technologies thermiques et électriques vont cohabiter

« Pour autant, si la part du Diesel est amenée à baisser, à court et moyen terme le moteur thermique lui, ne va pas disparaître » poursuit Olivier Brunel, « thermique et électrique vont cohabiter, notamment avec le développement des véhicules hybrides, car si nous raisonnons au niveau mondial, on estime qu’en 2030 il se vendra environ 45 % de voitures thermiques, 35 % d’hybrides et 20 % de tout-électriques. » Des chiffres sur lesquels les industriels s’appuient mais qui sont plus une tendance que des prévisions. « Il reste en effet de nombreuses inconnues » souligne Philippe Grébert, Product Line Manager, « notamment sur le temps que prendra la transition, sur l’évolution de la demande mondiale, notamment dans les pays en voie de développement, ou encore sur les conséquences de la consommation électrique si près d’un tiers des voitures vendues étaient électriques. » 

 

EFI Automotive a anticipé la transition énergétique

Néanmoins, même si ces contours restent flous, cette transition vers l’électrification est une réalité. Pour Philippe Grébert, Product line manager, « le basculement a déjà eu lieu dans les bureaux d’études des constructeurs automobile, la majorité des projets sur lesquels nous travaillons concernent des motorisations électriques ou hybrides. » EFI Automotive, a en effet été l’un des premiers à anticiper cette mutation. « Le groupe a commencé à travailler sur des capteurs pour véhicules électriques depuis une dizaine d’années » poursuit le chef de produit, « nous proposons aujourd’hui une gamme complète à même de répondre aux attentes de nos clients et parfois même, on les anticipe, comme à travers le projet de capteur-roulement inédit élaboré avec NTN SNR » précise-t-il.  Aujourd’hui comme hier, EFI Automotive poursuit sa politique d’innovation qui a fait son succès. Les 300 ingénieurs de son département Recherche et développement travaillent actuellement sur les solutions de demain, principalement autour des moteurs électriques. Sans dévoiler de secrets industriels, Olivier Brunel évoque un projet de capteur de courant qui permettrait de contrôler l’utilisation des actionneurs, de la pompe électrique ou encore la charge de la batterie. « Nous sommes en phase d’évaluation de cette nouvelle technologie » précise Olivier Brunel, « nous la proposerons à nos clients si nous sommes convaincus qu’elle sera acceptée par les marchés et qu’elle apportera de la valeur à nos clients. »

Olivier Brunel
E-mobility & Strategic development Market Manager

Si la part du Diesel est amenée à baisser, à court et moyen terme le moteur thermique lui, ne va pas disparaître.